Pouquoi AllDevCamp ?

S'INSCRIRE    [ 05 Octobre 2015 ]

Nous avons décidé de lancer ce programme après plusieurs années passées dans l’environnement technologique africain. Cette expérience du terrain nous a permis d’avoir à la fois une vue globale des enjeux ainsi qu’une connaissance approfondie des besoins, de l’offre, de la demande et surtout des perspectives d’évolution. Voici les raisons pour lesquelles nous avons décidé de lancer AllDevCamp :

 

Insuffisance des formations académiques

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Notre métier est basé sur le savoir-faire. Or, de nos jours, il y a très peu de travaux pratiques durant la formation des développeurs. Ces derniers sont majorité formé dans des instituts techniques ou des écoles d’ingénieurs dépourvues du minimum de matériel pour des mises en situation.

Nous avons aussi constaté que la plupart des enseignants de ces institutions sont dépassés par l’évolution rapide des technologies. Il est difficile pour eux de suivre en même des programmes nationaux (qui changent très peu) et les nouvelles technologies et nouveaux concepts qui n’arrêtent pas de faire surface.

Et au-delà des faiblesses des contenus des formations académiques, les méthodes d’apprentissages que nous avons observées sont visiblement inadaptées à notre industrie. Nous pensons qu’il est temps d’apprendre à « apprendre les technologies ».

 

Les nombreux concours et challenge 

Facebooker Hackers’s Cup, Google Developers Challenge, … De nos jours, ce sont de nombreux concours et challenges qui sont organisés autant par les géants de l’industrie que par les jeunes pouces. Et ce partout dans le monde. Les entreprises, les associations, les institutions internationales et depuis peu, les Etats et les administrations s’y mettent.

Ces concours sont des occasions pour les développeurs de s’exprimer et par la même de repartir avec des récompenses qui sont de plus en plus attrayantes. $20 000 pour les gagnants du Challenge de Google. Pourtant nous remarquons que très peu de développeurs d’Afrique participent à ces concours. Ces derniers restent donc en marge d’une forme d’évolution de notre industrie, car ces challenges représentent des opportunités pour se faire connaitre. Et dans le pire des cas, on y apprend énormément.

A travers, AllDevCamp, nous avons décidé d’emmener nos participants à participer à ces concours. Nous prenons donc le temps de leurs en exposer les enjeux et ce qu’il faut pour mieux se préparer pour une éventuelle participation. Nous encourageons ainsi nos participants à participer à ces concours afin de les emmener à s’améliorer par l’adversité. Un accompagnement spécial est accordé à tout participant inscrit à l’un des concours.

 

Des développeurs en activité très peu compétitifs

Sur le terrain, nous remarquons que pour l’instant, malgré le gros potentiel qu’on leur connait, les développeurs d’applications d’Afrique sont encore en dessous du niveau moyen mondial. Très peu d’entre eux travaillent sur des projets de grande envergure. Du coup, ils ne sont pas très souvent confrontés à des défis techniques.

Il faut plusieurs années de pratique intense pour devenir un développeur professionnel. Mais avec un mentor et une méthode d’apprentissage adaptée au métier, en quelques semaines n’importe quel développeur amateur/débutant peut atteindre le haut niveau. Il suffit d’avoir la motivation et la discipline qu’exige le métier. Et surtout faire ce que dit le mentor. Nous allons donc ouvrir de nouveaux horizons à ces développeurs déjà en activité. Ils pourront ainsi passer le cap de l’amateurisme pour travailler sur des projets à enjeux plus importants.

 

Nous vivrons dans un monde d’application

En 2012 il y avait plus de 750 millions de téléphone portables en Afrique. Et pour 2017 il est prévu au moins 850 millions de mobile sur le continent. Il va sans dire que (presque) tout le monde possède un téléphone portable en Afrique. Toute l’Afrique rentre dans ce que nous appelons “un monde de l’application”. Tout sera question d’application. Les téléphones mobiles nous permettent déjà de faire des paiements ou des transferts d’argent. Et bientôt sur le continent, nous auront droit à de nombreux objets connectés. Les véhicules, les outils de travail, … seront tous connectés avec en leur sein des applications. Il est donc primordial de saisir cette opportunité.

 

Les gros investissements des géants

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les géants des technologies de l’information ont décidé de miser sur le continent africain. Depuis bientôt 10 ans, Google n’arrête pas de soutenir les communautés technologique. Se rapprochant ainsi de ceux qui pourraient créer les applications dont la population a besoin. Le géant de l’internet a ouvert plusieurs bureaux sur le continent et continue à recruter.

Microsoft a annoncé qu’il s’apprêtait à investir 37,5 milliards de francs CFA sur trois ans. Sans oublié que le n°1 des systèmes d’exploitation a récemment lancé un Smartphone pour l’Afrique : 4Afrika.
BlackBerry a lancé en 2012 un centre de recherche et développement à Lagos. Le Nigeria représentant le 2ème pays où il y a le plus d’utilisateur d’appareil BlackBerry.
Au Kenya, le phénomène MPESA est utilisé par plus de 15 millions de personnes. Il s’agit là du système de paiement mobile le plus utilisé dans le monde. Autant de signe qui confirme l’opportunité du futur dynamisme de l’industrie technologique sur le continent.

 

L’Afrique est la dernière frontière digitale

Tous les experts sont unanimes sur le fait que les prochaines innovations technologiques viendront de notre contient. Par exemple le monde entier a découvert la puissance et les possibilités du paiement mobile grâce au succès de Mpesa au Kenya.
La plupart des marchés ont fait leurs preuves et sont déjà à maturité. Hier, l’Europe et l’Amérique. Aujourd’hui l’Asie, et demain ce sera l’Afrique. Seuls ceux qui se positionneront aujourd’hui pourront en tirer profit.

Les besoins des populations en Afrique sont si différents de ceux du reste du monde que l’on ne peut déployer de solutions technologiques directement sur le continent. Nous avons donc du travail. Et ce travail consistera à réfléchir et à trouver des solutions pour les besoins locaux en tenant compte des réalités africaines.

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